Explorez les aspects essentiels de la fiscalité des SCPI et apprenez comment optimiser votre investissement immobilier en tenant compte des spécificités fiscales.
Comprendre la fiscalité des SCPI pour optimiser vos investissements

Qu’est-ce qu’une SCPI et comment fonctionne-t-elle ?

Comprendre le mécanisme d’une SCPI

La SCPI, ou Société Civile de Placement Immobilier, est un véhicule d’investissement collectif permettant d’accéder à l’immobilier sans acheter directement un bien. Concrètement, vous achetez des parts de SCPI qui représentent une fraction d’un portefeuille immobilier géré par une société de gestion. Ce portefeuille est composé principalement de biens immobiliers professionnels (bureaux, commerces, entrepôts), parfois résidentiels, situés en France ou dans d’autres pays européens.

Fonctionnement et revenus générés

En investissant dans une SCPI, vous percevez des revenus fonciers issus des loyers encaissés par la société de gestion. Ces revenus SCPI sont généralement distribués trimestriellement et constituent la principale source de rendement. Il existe aussi des SCPI européennes qui investissent hors de France, ce qui peut influencer la fiscalité SCPI selon la localisation des actifs.

  • Revenus fonciers : loyers issus de l’immobilier détenu par la SCPI
  • Revenus financiers : produits de placements de trésorerie
  • Plus-values : lors de la revente de parts ou d’immeubles

Pourquoi choisir une SCPI pour diversifier son patrimoine ?

La SCPI offre plusieurs avantages : mutualisation des risques, accessibilité (montant d’entrée souvent inférieur à l’achat d’un bien en direct), et gestion déléguée. Elle permet aussi d’optimiser la fiscalité selon le régime fiscal choisi (micro foncier ou régime réel), la durée de détention des parts, ou encore l’intégration dans une assurance vie. Ces aspects seront détaillés dans les sections suivantes, notamment sur l’imposition des revenus et la gestion des prélèvements sociaux.

Pour mieux comprendre comment fonctionne une SCPI et découvrir un exemple concret d’investissement accessible, consultez notre article sur la SCPI PFO, une solution d’investissement immobilier accessible.

Les différents types de revenus issus des SCPI

Panorama des flux générés par une SCPI

Investir dans une SCPI, c’est accéder à plusieurs types de revenus. Le principal reste le revenu foncier, mais il existe aussi des revenus financiers et, dans certains cas, des revenus exceptionnels. Comprendre la nature de ces flux est essentiel pour anticiper leur fiscalité et optimiser son imposition.

  • Revenus fonciers : Ils proviennent des loyers encaissés par la SCPI sur ses actifs immobiliers. Ces loyers sont redistribués aux porteurs de parts SCPI, généralement de façon trimestrielle. Ils constituent la majeure partie des revenus SCPI.
  • Revenus financiers : Une SCPI peut placer temporairement des liquidités sur des supports financiers. Les intérêts générés sont alors considérés comme des revenus financiers et soumis à une fiscalité distincte.
  • Revenus exceptionnels : Il s’agit par exemple de produits issus de la cession d’actifs ou de remboursements d’assurance. Leur traitement fiscal dépend de leur nature et du régime d’imposition choisi.

Spécificités des SCPI européennes et impact sur la fiscalité

Les SCPI européennes investissent dans l’immobilier situé hors de France, principalement dans l’Union européenne. Les revenus issus de ces actifs sont soumis à des règles fiscales particulières, notamment en matière de conventions fiscales internationales. Cela peut influencer le montant de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux dus en France. Il est donc important de bien distinguer la provenance des revenus pour chaque année de détention.

Répartition des revenus et choix du régime fiscal

La fiscalité SCPI dépend du régime d’imposition choisi par l’investisseur : régime micro foncier ou régime réel. Le choix entre ces deux options impacte directement le montant de l’impôt sur le revenu à payer. Les prélèvements sociaux s’appliquent également sur les revenus fonciers, qu’ils proviennent de SCPI françaises ou européennes. Pour approfondir la diversification de votre portefeuille immobilier et mieux comprendre l’impact de la répartition des revenus, consultez cet article sur les stratégies de diversification.

Autres sources de revenus et cas particuliers

Dans certains cas, les parts SCPI peuvent être détenues via une assurance vie ou une structure soumise à l’impôt sur les sociétés. Cela modifie la fiscalité applicable, notamment en matière de taux d’imposition et de déclaration des revenus. Enfin, il est essentiel de prendre en compte la durée de détention des parts, car elle peut influencer la fiscalité lors de la revente ou de la transmission.

Imposition des revenus fonciers issus des SCPI

Comprendre l’imposition des revenus fonciers issus des SCPI

Lorsque vous percevez des revenus SCPI, ils sont considérés comme des revenus fonciers et soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie correspondante. La fiscalité SCPI dépend du régime fiscal choisi et du type de parts détenues, notamment si vous investissez dans des SCPI européennes ou françaises.

  • Régime micro-foncier : accessible si vos revenus fonciers (hors charges) ne dépassent pas 15 000 euros par an et si vous détenez au moins un bien immobilier en direct. Ce régime permet un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers SCPI perçus, sans possibilité de déduire les charges réelles.
  • Régime réel : si vos revenus fonciers dépassent ce seuil ou si vous souhaitez déduire les charges réelles (intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux, etc.), vous relevez du régime réel. Ce choix peut s’avérer plus avantageux selon la nature et le montant des charges.

En plus de l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux (17,2 % en 2024) s’appliquent sur les revenus fonciers issus des parts SCPI françaises. Pour les SCPI européennes, la fiscalité varie selon la convention fiscale entre la France et le pays d’implantation de l’actif immobilier. Certains revenus peuvent être exonérés de prélèvements sociaux en France, mais imposés dans le pays source.

Il est important de noter que la durée de détention des parts SCPI n’influe pas sur l’imposition annuelle des revenus fonciers. En revanche, elle aura un impact lors de la revente, notamment sur la fiscalité des plus-values et l’application d’abattements pour durée de détention.

Pour les revenus financiers générés par certaines SCPI (placements de trésorerie, par exemple), l’imposition suit le régime des produits financiers, distinct des revenus fonciers. Ces revenus sont généralement soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %.

Enfin, si vous détenez vos parts SCPI via un contrat d’assurance vie, la fiscalité applicable sera celle de l’assurance vie, souvent plus avantageuse après huit ans de détention. Ce montage peut permettre d’optimiser la fiscalité de vos investissements SCPI.

Pour approfondir la question de l’usufruit et de la nue-propriété lors de la revente de parts, consultez cet article sur l’usufruit en immobilier commercial.

Fiscalité des plus-values lors de la revente de parts de SCPI

Calcul de la plus-value lors de la cession de parts SCPI

La fiscalité scpi ne se limite pas aux revenus fonciers ou financiers perçus chaque année. Lors de la revente de vos parts scpi, la question de la plus-value immobilière se pose. Cette plus-value correspond à la différence entre le prix de cession des parts et leur prix d’acquisition, après déduction des frais éventuels liés à l’achat et à la vente.

Régime d’imposition applicable à la plus-value

En France, la plus-value réalisée lors de la cession de parts scpi est soumise au régime des plus-values immobilières des particuliers, sauf si les parts sont détenues via une société soumise à l’impôt sur les sociétés. Ce régime prévoit :
  • Un taux d’imposition de 19 % au titre de l’impôt sur le revenu
  • Des prélèvements sociaux au taux de 17,2 %
Le total atteint donc 36,2 % sur la plus-value brute. Toutefois, des abattements pour durée de détention s’appliquent, réduisant progressivement la base imposable à partir de la 6e année de détention, jusqu’à une exonération totale après 22 ans pour l’impôt sur le revenu et 30 ans pour les prélèvements sociaux.

Spécificités pour les SCPI européennes et autres cas particuliers

Pour les scpi européennes, la fiscalité peut différer selon le pays d’implantation des actifs immobiliers. Certains pays appliquent leur propre régime fiscal sur les plus-values, ce qui peut entraîner une double imposition. Des conventions fiscales internationales existent pour éviter ce phénomène, mais il est essentiel de bien se renseigner sur les modalités applicables à chaque scpi européenne.

Points de vigilance pour optimiser la fiscalité de la revente

Pour optimiser la fiscalité scpi lors de la revente, il est recommandé de :
  • Conserver ses parts sur le long terme afin de bénéficier des abattements pour durée de détention
  • Bien documenter les frais d’acquisition et de cession pour les déduire de la plus-value imposable
  • Prendre en compte le régime fiscal de détention (personne physique, assurance vie, société…)
La gestion de la fiscalité scpi à la revente nécessite donc une bonne anticipation et une connaissance précise des règles applicables, notamment en cas d’investissement scpi à l’international ou via des véhicules financiers spécifiques.

SCPI et fiscalité internationale : ce qu’il faut savoir

Investir dans des SCPI européennes : quelles conséquences fiscales ?

Les SCPI européennes séduisent de plus en plus d’investisseurs à la recherche de diversification géographique et de revenus potentiellement plus attractifs. Mais la fiscalité de ces parts SCPI détenues à l’étranger diffère sensiblement de celle des SCPI françaises. Il est donc essentiel de bien comprendre les règles d’imposition applicables.

Double imposition et conventions fiscales

Lorsque vous percevez des revenus SCPI issus d’actifs immobiliers situés dans d’autres pays européens, vous pouvez être confronté à la double imposition : une fois dans le pays où se situe l’immeuble, une seconde fois en France. Heureusement, la plupart des pays européens ont signé des conventions fiscales avec la France pour éviter cette situation. Ces conventions précisent généralement :
  • Le pays d’imposition principale des revenus fonciers SCPI
  • Les modalités de crédit d’impôt ou d’exonération partielle en France

Traitement des revenus fonciers et financiers étrangers

Les revenus fonciers SCPI provenant de l’étranger sont en principe imposés dans le pays où se trouve l’immeuble. En France, ils doivent néanmoins être déclarés dans la catégorie des revenus fonciers. Selon la convention applicable, un crédit d’impôt égal à l’impôt français ou à l’impôt payé à l’étranger peut s’appliquer. Attention, les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus en France, sauf exceptions pour certains résidents fiscaux européens.

Spécificités selon le régime fiscal choisi

  • Régime micro foncier : Les revenus SCPI européens ne sont pas éligibles au régime micro foncier. Il faut donc opter pour le régime réel pour déclarer ces revenus.
  • Régime réel : Permet de déduire les charges réelles liées à la détention des parts SCPI européennes.

SCPI et fiscalité internationale : points de vigilance

  • Bien vérifier la nature des revenus (revenus fonciers, revenus financiers, plus-values) pour chaque pays.
  • Respecter les obligations déclaratives françaises et étrangères.
  • Anticiper l’impact sur l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) : la valeur des parts SCPI européennes entre dans l’assiette de l’IFI.
  • Prendre en compte les éventuels impôts sur les sociétés étrangers si la SCPI détient des actifs via des structures locales.
La fiscalité SCPI internationale nécessite donc une attention particulière, notamment pour optimiser l’imposition de vos revenus SCPI et éviter les mauvaises surprises lors de la déclaration annuelle.

Optimiser la fiscalité de son investissement en SCPI

Stratégies pour alléger la fiscalité de vos revenus SCPI

Pour optimiser la fiscalité de votre investissement SCPI, il est essentiel de bien comprendre les différents régimes d’imposition et les leviers disponibles. La fiscalité scpi dépend notamment du type de revenus perçus (revenus fonciers, revenus financiers, plus-values) et de votre situation personnelle.
  • Choisir le bon régime d’imposition : Le régime micro foncier s’applique si vos revenus fonciers n’excèdent pas 15 000 euros par an et que vous détenez des parts scpi en direct. Il offre un abattement forfaitaire de 30 %, mais le régime réel peut être plus avantageux si vos charges sont élevées.
  • Investir via l’assurance vie : Souscrire des parts de SCPI au sein d’un contrat d’assurance vie permet de bénéficier d’une fiscalité allégée sur les revenus scpi et les plus-values. Les prélèvements sociaux sont dus, mais l’imposition sur le revenu est différée et souvent réduite après huit ans de détention.
  • Opter pour des SCPI européennes : Les SCPI investies dans l’immobilier européen offrent parfois une fiscalité plus douce. Les revenus fonciers issus de l’étranger peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu en France, mais restent soumis aux prélèvements sociaux. Il faut bien vérifier les conventions fiscales entre la France et le pays d’investissement.
  • Utiliser une structure sociétaire : L’acquisition de parts scpi via une société à l’impôt sur les sociétés (IS) peut permettre d’optimiser la fiscalité, notamment pour les personnes morales ou dans le cadre d’une stratégie patrimoniale avancée. Attention, la fiscalité des plus-values et des revenus financiers diffère alors du régime des particuliers.

Durée de détention et transmission : des leviers à ne pas négliger

La durée de détention des parts scpi impacte directement la fiscalité des plus-values. Plus la durée est longue, plus l’abattement pour durée de détention augmente, jusqu’à une exonération totale d’impôt sur la plus-value après 22 ans (hors prélèvements sociaux). Pour la transmission, intégrer les parts scpi dans une stratégie de donation ou de démembrement peut permettre de réduire l’assiette taxable à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et d’anticiper la succession.

Points de vigilance pour optimiser votre fiscalité SCPI

  • Bien déclarer chaque année vos revenus fonciers et financiers issus des parts scpi.
  • Comparer les taux d’imposition selon le régime micro foncier ou réel.
  • Prendre en compte les prélèvements sociaux sur tous les revenus scpi.
  • Anticiper l’impact de l’IFI pour les patrimoines immobiliers importants.
  • Se faire accompagner par un professionnel pour adapter la stratégie à votre situation fiscale et patrimoniale.
L’optimisation de la fiscalité scpi repose donc sur une analyse personnalisée, tenant compte de la nature des revenus, du régime fiscal choisi, de la durée de détention et des objectifs patrimoniaux. Une bonne anticipation permet de maximiser la value de votre investissement scpi tout en limitant la pression fiscale.
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